Les symptômes de la spasmophilie

La spasmophilie que nous retrouvons parfois sous le nom de syndrome d’hyperventilation est un terme désignant une pathologie (et non pas une maladie) connue en France. Les autres pays du monde préfèrent utiliser les termes « attaque de panique » ou « crise d’angoisse ». Aux États-Unis, on parle plutôt de syndrome d’hyperventilation. Faisons le point sur les symptômes physiques et psychologiques de la spasmophilie qui touchent près de 10 millions de Français.

Il semblerait que les symptomes de la spasmophilie soient à mettre en relation avec le caractère anxieux de la personne atteinte. On ne connaît aujourd’hui pas sa cause. Cependant, certains docteurs pensent que la spasmophilie aurait un lien avec un problème métabolique lié au calcium (l’hypocalcémie) et à un déficit en vitamine D et en magnésium. On dit parfois qu’elle est la sœur jumelle de la fibromyalgie et qu’elle est également rattachée à la tétanie. La spasmophilie touche plus de femmes que d’hommes et l’apparition de l’affection survient en général entre 15 et 45 ans.

La spasmophilie a des symptomes physiques mais aussi des symptomes psychologiques. Les personnes sujettes à de fortes angoisses pourraient à cause d’une hyperventilation déclencher une crise de spasmophilie qui tétaniserait les muscles du corps. Cette hyperventilation étant créée par une réaction excessive au stress. Une crise de spasmophilie est souvent spectaculaire.

Les symptomes physiques et psychiques de la spasmophilie vont et viennent sans raison apparente.

Les symptômes physiques de la spasmophilie

En grec, le terme « spasmophilie » signifie « qui a des affinités pour les spasmes ». La personne atteinte de spasmophilie a donc comme premier symptome physique d’avoir des contractions musculaires, des crampes voire des tremblements. La personne atteinte de spasmophilie peut sentir ses muscles se tétaniser sans pouvoir les contrôler. Cela peut également provoquer des picotements, des fourmillements.

Le second symptôme physique de la spasmophilie est l’accélération de la respiration (l’hyperventilation) qui donne l’impression d’étouffer et d’avoir du mal à retrouver son souffle. À cela s’ajoutent parfois des palpitations cardiaques ou de la tachycardie, mais aussi des difficultés à déglutir, la fameuse « boule dans la gorge ». On peut aussi trouver chez les spasmophiles des douleurs thoraciques.

De nombreux symptomes physiques viennent s’ajouter à ces deux premiers lors d’une crise de spasmophilie. On peut notamment citer :

  • L’extrême fatigue : l’asthénie est physique mais aussi intellectuelle. On pourrait appeler cela vulgairement le « coup de pompe ». Un spasmophile peut être fatigué dès le réveil
  • Des troubles digestifs comme de l’aérophagie, des nausées ou des inflammations du côlon (colites). La femme qui en est atteinte a souvent de très fortes douleurs menstruelles du fait des contractions de l’utérus
  • Des vertiges et l’impression que l’on va s’évanouir peuvent se faire sentir
  • Des troubles visuels et auditifs, des maux de tête, des sueurs, des frissons ou une envie d’uriner plus fréquente qu’habituellement peuvent aussi être caractéristiques de cette pathologie

Vous l’aurez compris, les symptômes physiques de la spasmophilie sont très nombreux. À ceux-là sont ajoutés des symptomes psychologiques.

Les symptomes psychologiques de la spasmophilie

Les principaux symptomes psychologiques de la spasmophilie sont :

  • De grosses phobies comme la peur de mourir
  • L’impression de devenir fou
  • Se sentir « hors de soi » et détaché de la réalité
  • Les troubles du sommeil
  • Une perte de libido
  • Des troubles de l’humeur
  • Un état dépressif
  • Des problèmes de mémoire et une incapacité à se concentrer
  • Une indifférence pour son entourage

Pathologie complexe et controversée, la spasmophilie rassemble un très grand nombre de symptômes physiques et psychologiques lors des crises provoquées par une très forte anxiété.